Avec l’ambition de développer une filière française de micro-plasturgie, le pôle des Microtechniques et Plastipolis ont co-labellisé le projet Con-Pro-Mi (Convergence des Procédés de Micro-fabrication) pour la miniaturisation des pièces en plastique. Retenu lors du 8ème appel à projet du Fonds Unique Interministériel (FUI), Con-Pro-Mi vise une micro-fabrication « plus rapide, plus fiable, plus précise ». Les objectifs sont de réduire le temps de cycle de 50 % et d’augmenter la fiabilité dans la réplication de 40 % et la précision de 30 %.
Adapter la plasturgie aux exigences du marché
L’idée est de répondre à la nécessité pour le secteur de la plasturgie de « s’adapter rapidement aux exigences du marché en matière de miniaturisation et de complexification des pièces », « notamment par la conception et la réalisation de pièces plastiques microscopiques ou micro-structurées ». Les nouveaux procédés hybrides en micro-fabrication, qui seront testés sur des démonstrateurs polymères, devraient entraîner des innovations au niveau des matériaux, de l’outillage, du remplissage et du contrôle de la déformation, de la micro-manipulation et de l’intégration de fonctions intelligentes. Les applications pourront être portées sur les marchés de l’automobile, du biomédical, de la connectique, de l’optique, de l’énergie ou encore de l’horlogerie. Doté d’un budget de 8,2 millions d’euros, Con-Pro-Mi est le fruit d’une collaboration entre 13 entreprises, l’ENSMM, l’Université de Chambéry, le Pôle européen de la Plasturgie, le CNRS et le CEA.