Repenser la mobilité en plaçant le « facteur humain » au cœur de la réflexion : l’ambition de l’Observatoire « les Mobilistes » est de définir le « cahier des charges humain » de la mobilité, afin d’assurer les meilleures chances de succès aux nouvelles solutions. Structuré à l’origine autour de la filière automobile, le Pôle de compétitivité Véhicule du Futur, porteur de ce projet d’observation et de prospective, s’est rapidement orienté vers les solutions de mobilité pour le futur. Pour approfondir sa réflexion prospective sur cette thématique, le pôle a développé un outil spécifique d’observation.
Un outil destiné aux adhérents
« Beaucoup d’études sont réalisées sur l’aspect technique de la mobilité en se demandant comment faire en sorte que tel ou tel mode soit utilisé par les consommateurs. La volonté était d’agir sur le facteur humain de la mobilité pour comprendre les comportements de mobilité, les préférences des utilisateurs et ce qu’ils sont près à accepter » explique Bruno Grandjean, directeur des programmes du Pôle Véhicule du Futur. Le pôle s’est tourné vers le cabinet iNx, avec qui il collabore depuis plusieurs années pour des études marketing sur l’intérieur des véhicules dans le cadre de Dec’Autex, pour la mise en œuvre de ce projet. « L’Observatoire est avant tout un outil destiné à ses adhérents » précise Bruno Grandjean.
Les « Mobilistes »
Pour entamer la réflexion, il fallait repenser le positionnement même de la problématique. « Les termes d’usagers, de clients, de voyageurs sont très typés. Nous avons donc créé le terme de « mobilistes », qui permet d’exprimer toutes les facettes de la psychologie des personnes en situation de mobilité » explique Christian Werderer, directeur général d’iNx. Ensuite, plusieurs méthodes ont été mises en place : carnets de route dont 100 « mobilistes pilotes », « mobi-sites », « expérimentations mobilistes » (changements de comportements, migration de mode, voiture particulière, habitudes). Ces différents outils ont vocation à permettre l’observation des modes de déplacement, des services (communication mobile, covoiturage), des infrastructures, de la mobilité professionnelle, des modèles économiques ou encore les profils, besoins, comportements des mobilistes.
Comprendre les « Mobilistes » pour les satisfaire
À partir de là, l’observatoire tente de comprendre les comportements, attitudes, motivations psychologiques et sociales des mobilistes, d’explorer les freins et leviers par rapport aux différents types de mobilité et de développer et anticiper les solutions sur les questions de mobilité. « Chaque entreprise ou collectivité adhérente de l’Observatoire intègre les conclusions dans ses problématiques en fonction de ses activités » précise Bruno Grandjean. Les conférences Mobilis sont le lieu de restitution et d’échanges sur les prospectives dégager. Selon Christian Werderer, « les entreprises, et notamment les entreprises de services, sont plus ouvertes que les collectivités à ce type de discours ». Les projets intégrant les résultats de l’Observatoire devraient donc rapidement voir le jour.