
L’objectif est de multiplier par six la production d’énergie géothermique d’ici à 2020 ©DR
Le ministère de l’énergie et du développement durable a annoncé mardi 20 juillet le lancement d’un Comité National de la Géothermie. Un nouvel élan pour cette source d’énergie « propre » qui doit être multipliée par six d’ici à 2020.
Développer l’utilisation de la chaleur en sous-sol pour générer de l’énergie « propre » : c’est toute l’ambition du plan gouvernemental issu du Grenelle de l’environnement et du Plan de développement des énergies renouvelables. Un Comité National de la Géothermie vient d’être lancé. Présidé par Philippe Vesseron, Président d’honneur du BRGM (agence publique française de recherche et d’expertise pour les sciences de la Terre), ce Comité aura pour tâche de proposer des actions et des recommandations pour le développement de chacune des formes de la géothermie, au travers d’une « gouvernance à 5 », en cohérence avec la méthode du Grenelle Environnement.
L’ambition : multiplier par six la production d’énergie issue de la géothermie d’ici à 2020. Pour y parvenir, le projet prévoit de relancer à grande échelle les programmes en Ile-de-France, en Alsace, en Aquitaine, Midi-Pyrénées et Centre, et en équipant 2 millions de foyers de pompes à chaleur. Montant de l’investissement : entre 15 et 20 milliards d’euros. « Il s’agit non seulement de contribuer à l’atteinte de l’objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020, mais également de susciter l’émergence en France d’une véritable filière industrielle créatrice d’emplois », précise le Meedm. La géothermie a ainsi été identifiée comme l’une des 18 « filières vertes » prioritaires dans l’hexagone.